Introduction
Servant de repère, le sujet traite un aspect d’une discipline donnée. Pour un mémoire en biologie, il va délimiter les champs de recherche et s’atteler à un point précis abordant des sous-disciplines du domaine abordé. Etant donné le caractère intellectuel du mémoire, le sujet doit être pertinent au niveau académique. Nous mettons à votre disposition cette liste de sujets sur lesquels vous pouvez vous inspirer pour les recherches.
Exemples de sujets pour un mémoire en biologie
Dérèglement de l’écosystème terrestre à cause de la présence en masse des microplastiques.
Ces particules sont parfois indétectables à l’œil nu. Elles s’immiscent facilement dans les petits interstices et polluent autant la terre, les plantes que les animaux. On peut ainsi analyser son impact sur la survie des espèces terrestres et les effets sur long terme surtout au niveau de la reproduction (indispensable pour la perpétuité de l’équilibre de l’écosystème).
Antibiorésistance et mutation génétique.
Le phénomène d’antibiorésistance est la capacité d’une bactérie à se protéger et à échapper aux actions des antibiotiques. En général, c’est un cas assez grave car en cas de maladies, cela ne permet pas aux patients de guérir. Cette résistance est due à une exposition constante aux antibiotiques, optimisant la mutation génétique des bactéries. L’analyse de l’ADN constitue une piste sérieuse pour ce type de sujet.
Botanique : Adaptation des plantes en milieu urbain.
Les grands projets urbains promeuvent la diversité écologique et la nature verte. Le projet inclue ainsi la mise en place d’une structure verdoyante déjà adulte (des arbres adultes). Déracinés, ces arbres proviennent d’un milieu rural ou forestier pour s’habituer à l’environnement urbain. On peut effectuer une étude comparative des divers milieux et analyser les adaptations physiologiques et morphologiques des plantes.
Relation entre l’équilibre de la flore intestinale et l’obésité.
La flore intestinale joue un rôle essentiel pour notre santé. Elle est composée de plusieurs bactéries saines, responsables de l’ingestion et de la digestion des repas. Il faut déterminer à quel moment et comment les bactéries ne peuvent remplir leur fonction et provoque indirectement des réactions causant l’obésité.
Dispersion des virus émergents et changement climatique.
Des virus d’origine animale se propagent à une vitesse fulgurante depuis les dernières années. Si cette prolifération est remarquée, il faut mettre en place une surveillance génomique de ceux-ci. En outre, le changement climatique est également à surveiller de près car il constitue une cause importante du dérèglement des lieux de vie de certains porteurs de virus comme les chauves-souris.
Post extinction K-Pg et diversification des mammifères.
Après l’extinction K-Pg ou Crétacé-Paléogène se centre surtout sur l’extinction massive des dinosaures et des océans. Ce changement a radicalement provoqué des innovations morphologiques chez les mammifères. Ce sujet peut s’étendre également sur la question des niches écologique et la reconstruction de l’écosystème. Dans ce cas, il faudra établir un lien avec les taux de spéciation.
Neurobiologie des phases empathiques chez les singes.
Les singes développement des comportements qu’on qualifie d’humains alors que l’empathie est innée chez certains singes. Une comparaison entre les espèces est envisageable : par exemple entre les gorilles et les bonobos. Outre cette observation sur terrain, des analyses IRM peuvent aider aussi à comprendre le mécanisme de fonctionnement des phases empathiques.
Désorientation des pollinisateurs face à l’utilisation excessive des pesticides.
Les pollinisateurs sont très fragiles. Les abeilles et les papillons s’appuient sur des signaux olfactifs et visuels pour repérer les fleurs à nectar. Le bioncontrôle est une alternative à étudier en revoyant quelles sont les conditions optimales pour que les pollinisateurs puissent bien remplir leur fonction. Il ne s’agit pas seulement d’une protection contre une mortalité élevée mais une protection des signaux de repères pour ces insectes.
Mécanismes de camouflage des grenouilles arboricoles.
Maitres du camouflage, les grenouilles arboricoles savent faire disparaitre sa présence en quelques secondes. Le plus intéressant reste leur capacité à changer de couleurs en fonction de l’environnement. Cette capacité appelée homochromie, n’est pas seulement d’ordre physique (apparence extérieure). Il s’agit d’un mécanisme complexe d’ordre biologique.
L’homotypie, compréhension de la complexité physiologique du processus de camouflage.
Le recours à l’homotypie c’est la capacité d’adapter non seulement la couleur de son corps à l’environnement mais aussi de son corps. Les animaux dotés de cette technique de camouflage a une faculté élevée d’imitation, ayant recours à des modifications drastiques internes et externes parfois.
Communication et envoie de signaux chimiques chez les céphalopodes.
Les animaux communiquent soient à travers des molécules responsables d’envoyer des signaux soit par des comportements spécifiques. Ces axes sont à étudier dans la mesure où l’on peut comprendre les contextes comportementaux des céphalopodes tout en analysant le processus d’envoi des signaux. (A noter qu’il faut également prendre en compte l’environnement dans lequel il évolue).
Instinct primitif et adoption domestique des fauves sauvages.
Biologiquement, les instincts sauvages des fauves sont toujours présents même s’ils ont été imprégnés par l’être humain. Il s’agit d’observer cette dualité contradictoire domestiqué/sauvage. Ceci permet de mettre en exergue l’évolution du mammifère dans deux environnements différents. La question principale d’instinct de « chasseur » est aussi mise en cause face à l’être humain qui peut être considéré comme une proie facile.
Modification de la réproduction des oiseaux migrateurs face aux changements climatiques.
Les oiseaux migrateurs voyagent en fonction du climat et des saisons. Ils sont continuellement à la recherche d’environnement idéal pour se reproduire et élever les oisillons dans les meilleures conditions possibles. Les changements climatiques contrecarrent ce plan d’où le stress physiologique et le dérèglement de la reproduction.
La dormance chez les graines.
La dormance des graines est un phénomène courant d’autoprotection vers une forme de ralentissement de la croissance. Cet état végétatif est à double effet selon la plante et les conditions dans lesquelles elle se trouve : une phase de survie qui peut éventuellement conduire à la mort ou une phase d’attente pour passer une mauvaise période sur le plan biologique (ayant pour finalité une reprise de la vie durant les périodes fécondes et idéales).
Etude des maladies héréditaires chez l’être humaine et implication de la génétique.
La population humaine n’échappe pas aux maladies héréditaires. Le mémoire peut s’atteler sur l’analyse des variants génétiques très rares. Pour des cas plus spécifiques, se pencher sur les gènes comme la drépanocytose. Le but est d’essayer de chercher où se situe le maillon de transfert impliquant toute l’ascendance.
Faculté d’autoguérison du corps.
Bien que cette étude ne soit pas universellement acceptée surtout pour les maladies graves, c’est une réalité à considérer. On peut faire des études comparatives en se focalisant sur des cas déjà arrivé comme l’histoire de Chris Collins qui été diagnostiqué avec une anémie aplasique. Toutefois, malgré les dires du médecin- avec seulement six mois à vivre- Chris s’en est sorti sans passer par des traitements médicamenteux.
Regénération des parties du corps humain.
Scientifiquement, à notre stade d’évolution, l’ humain n’est pas encore en mesure de faire pousser des parties de son corps. Une rétrospection dans la littérature médicale retrace parfois des cas exceptionnels de personnes ayant réussi à faire repousser des reins. Est-il alors question de la découverte du commutateur d’ADN ou est-ce un phénomène nouveau que l’on ne maitrise pas encore ?
Fonctionnement morphologique de la blatte à tête coupée.
Les blattes, avec la tête coupée, peuvent encore vivre durant une semaine. Ces rampants sont dotés de capacités morphologiques impressionnantes sans parler de son possible pouvoir d’éventuellement survivre à une bombe nucléaire. Le corps de la blatte est un sujet d’étude conseillé surtout au niveau du fonctionnement de son organisme face à l’inexistence de la tête.
Etude biologique des cellules souches cancéreuses.
Appelées CSC, les cellules souches cancéreuses possèdent les mêmes formes et caractéristiques que les cellules souches normales. Pourtant elles sont les principales causes des rechutes chez le patient. Avec des recherches approfondies, l’axe d’analyse peut se focaliser sur les niches tumorales pour déterminer comment s’effectue le processus de guérison face à ces souches cancéreuses.
Sociobiologie : étude de la coopération sociale chez les mammifères comme les primates.
Dans le règne animal, les primates sont vus comme étant très coopératifs. En cause possible (pour différents axes d’analyse) : des ressources limitées qu’il faut se partager, un territoire obligeant l’adoption des alliances sociales, une volonté de résoudre les conflits et d’éviter les guerres inutiles. Tout cela s’analyse via des observations comportementales sur terrain.
Présence des humains et perturbations biologiques du règne animal.
Certaines espèces ne tolèrent pas la présence humaine. Avec de nouvelles habitudes, un mode de vie moderne, les humains modifie d’une manière ou d’une autre l’écosystème. Ce déséquilibre impacte négativement la vie et la survie de certaines espèces fragiles.
Adaptation environnementale et épigénétique.
L’étude aborde les implications évolutives, au centre de la préoccupation les changements des activités des gènes. Ici, les ADN ne sont modifiés mais ce sont des facteurs internes qui viennent laisser des traces épigénétique. C’est le cas des drogués qui gardent des marques pour une dizaine d’années ou plus dans le corps.
Animaux sauvages non adaptés à une vie domestique imprégnés par l’être humain.
Même si c’est le cas des animaux sauvages bébés secourus face à un danger, l’être humain détruit cet aspect biologique sauvage. Cela modifie complètement non seulement le comportement mais aussi son adaptation à son réel environnement. Cette étude est à reconsidérer selon chaque cas car c’est différent pour un animal sauvage totalement et partiellement domestiqué.
Transformation et adaptation métabolique du corps face à une pratique sportive régulière.
Le corps humain est un temple d’adaptation. Celle-ci le conduit à un état de transformation impliquant des modifications physiologiques diverses. On peut évoquer les réponses hormonales, les changements musculaires ou encore des performances plus élevées par rapport à des situations spécifiques.
Propagation de virus et cas des personnes asymptomatiques.
Les personnes asymptomatiques sont celles victimes du virus mais ne présentant aucun symptômes cliniques. Certaines ne tombent même pas malades face à la présence de l’hôte étranger. Un cas intéressant à étudier sur la manière dont le système immunitaire arrive à maitriser la présence du virus dans le corps.
Conclusion
Il est vivement conseillé d’opter pour des sujets qui vous passionnent et dont les ressources sont disponibles. Un sujet servant votre intérêt personnel sans délaisser l’intérêt pédagogique aura un impact sur vos recherches. Le sujet doit servir de carte mentale principale ; elle délimite les barrières à ne pas franchir concernant la discipline, ce qui permettra de garder la cohérence du mémoire.